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Saison 2008-2009
FC Concordia Bâle - LS (LNB) 3-1 (1-0)
samedi 8 novembre 2008 à 17:30  -  Rankhof

Concordia - LS : Et maintenant, on change quoi ?
Même les dirigeants licencieurs l’ont reconnu ouvertement : le travail de fond effectué par Cotting était bon, son successeur va pouvoir s’appuyer sur cette base. Se pose alors la question du licenciement : pourquoi ? quelle plus-value pour le LS ? ce changement s’inscrit-il dans un plan pensé à long terme afin s’insuffler au Club la force et l’allant nécessaires à une remontée sous trois ans dans l’élite ?

(Je m’excuse pour la longue introduction qui suit. Ceux qui veulent passer directement au compte-rendu du match à Concordia peuvent cliquer ).

Ces deux dernières saisons, le Lausanne-Sports, qui avait historiquement toujours laissé le rival servettien seul maître dans l’art de faire valser les entraîneurs (c’était certes avant l’arrivée de Constantin à Sion, étoile parmi les étoiles) a brusquement accéléré le rythme. En juin 2006, dans l’impossibilité de faire signer Gabet, pourtant plébiscité par les supporters mais bloqué par la rancœur de quelques vieillards cacochymes sclérosés, le transparent Geiger est adoubé. Il ne tiendra pas jusqu’à Noël. Il aura juste le temps d’admirer au passage les culs des supporters lausannois à Lugano, excédés par la parodie de football présentée par des joueurs désemparés par les choix hautement loufoques de leur entraîneur de clapier. La relève est organisée de main de maître avec l’intronisation bordélique du trio Isabella-Hunziker-Garbani, vite devenu duo après l’éviction du dernier nommé, puis double-solo inaudible avec Isabella d’un côté et Hunziker de l’autre, plus occupés à leur guéguerre d’égo qu’à sauver les apparences (et accessoirement, le Club). Au terme de cette saison 2006-2007 catastrophique en termes d’image, la carte Bertine est jouée avec conviction, pour ce qui deviendra malheureusement un impossible retour : méthodes contestées, clans au sein de l’équipe, ambiance délétère. A Noël 2007, le LS est exsangue et en grand danger de relégation. Dans une ultime tentative pour sauver ce qui peut l’être, Bertine demande aux dirigeants de pouvoir se séparer de certains joueurs. Ses patrons préfèrent le mettre sur la touche et engagent Thierry Cotting avec une unique mission : sauver le LS de la relégation, coûte que coûte.

Au terme d’un ultime match de la peur contre Yverdon, il y a moins de six mois, Lausanne se sauve in extremis. Cotting, en reprenant un groupe qui n’était pas le sien, a réussi son pari. On promet de le laisser travailler, et bâtir pour la suite une équipe capable de remonter dans trois ans (à peu près en même temps que le nouveau stade, si tout va bien de ce côté). La promesse aura donc tenu neuf matches, et le LS fait son entrée dans le football moderne : cinquième entraîneur en moins de deux saisons et demi, dirigeants intrusifs, paroles qui ne valent rien.

Dans ce contexte, l’arrivée de Dragani est incompréhensible. Que l’on s’entende : je n’ai rien contre lui, bonne chance John, tu as le soutien des supporters qui ne peuvent pas faire autrement. Mais l’engagement d’un entraîneur ad intérim, à cinq matches de la trêve et alors que les Vaudois venaient de signer leurs deux meilleures performances sur le plan du jeu (matches contre Xamax en Coupe et à Lugano en championnat) ne colle pas. A la rigueur, si un cador s’était retrouvé libre et que les dirigeants en conflit avec Cotting avaient sauté sur l’occasion – à quelques jours près, cela aurait pu être le cas avec Stielike – j’aurais mieux compris. Mais là, le timing est incompréhensible, le nouvel entraîneur a déjà un emploi à mi-temps, est un « inconnu » et doit assurer un intérim de 5 matches. Avant donc l’engagement probable d’une sixième personne, dans une situation qui fleure bon l’improvisation complète, alors qu’après 10 matches le LS n’a déjà plus rien à gagner ni (presque) à perdre cette saison.

Bon, je me suis bien énervé, mais il y avait un match hier, et il en faut malgré tout plus pour décourager les irréductibles supporters bleus et blanc, qui après un voyage en car et minibus se retrouvent 25 à Bâle, tous groupes confondus. Chacun ses goûts, mais ce déplacement fait partie de mes préférés, tant le stade du Rankhof m’est sympathique, avec ses gradins de béton collés à la pelouse. Les résultats ramenés par les Vaudois sont par contre inversement proportionnels à ce capital sympathie, puisqu’il faut remonter loin pour se souvenir d’une victoire lausannoise. Mais il faut y croire : les calicots sont distribués, un grand drapeau est de sortie, le tambour chauffe derrière les bâches… Le changement d’entraîneur pourra-t-il inverser la tendance ?

Les dirigeants se sont séparés de Cotting en lui reprochant à mi-mot son manque d’audace offensive et de ne pas assez faire jouer les jeunes. Passée l’incompréhension, on attendait donc une équipe relookée et résolument offensive contre Nyon, puis à Concordia. Si le premier point est partiellement rempli (milieu de terrain rajeuni, Rey promu capitaine), pour le deuxième il faudra encore patienter.

Déjà contre le très limité et sur-agressif voisin lémanique, le LS s’était aligné avec le seul Boughanem en pointe, dans un 4-5-1 très fidèle à l’esprit Cotting du début de saison. Ce n’est que par la suite, après 7 ou 8 matches, un peu à cause de la grogne populaire et beaucoup en raison de l’ukase de ses dirigeants, que Thierry avait finalement aligné une équipe un peu plus offensive, terminant même son ultime match à Lugano avec trois attaquants. Retour donc à la case départ avec Dragani, parachuté au poste d’entraîneur ad-intérim-mais-peut-être-définitif (les discours changent visiblement toutes les semaines).

L’entame de match pas trop mauvaise ne permet pas au kop de dissiper les craintes, matérialisées entre autres par la présence à Concordia de Rainer Bieli. Que ce soit avec GC, Xamax ou Aarau, ce gars a dû planter le 50% des goals de sa carrière contre le LS. Du pied, de la tête, du genou, j’ai dû le voir lever les bras au ciel au moins 20 fois. La réflexion était à peine achevée que ce poison au carré ouvrait la marque, esseulé dans la défense, d’une tête puissante. Mais PENDEZ-LE !

Le jeu du LS ne finira plus de s’effilocher par la suite, dans tous les secteurs. A peine avons-nous été dangereux une fois en première mi-temps, sur un corner mal renvoyé par les Bâlois. A quelques petites minutes de la pause, la sortie sur blessure de notre défenseur central Eli finira de rajeunir les cadres : Buntschu (18 ans) rejoint sur la pelouse Basha (18 ans) et Pasche (17 ans). La moyenne d’âge des onze bleus et blancs et noirs et jaunes est alors de 23 ans.

Cueillis à froid dès l’entame de la deuxième mi-temps par un goal de Mathys, les supporters désabusés avaient bien du mal à se motiver pour apporter un soutien minimal au LS, d’autant que leur équipe semblait absolument sans idée. C’est alors que, comme de coutume, Boughanem put relancer nos actions à la hausse grâce à son inévitable pénalty, le septième de la saison (coupe et championnat confondus !). En championnat, le tiers des goals a été marqué sur péno (cinq sur quinze, et encore on ne compte pas celui raté par Hélin contre Schaffouse)…

Comme on pouvait s’y attendre, c’est à ce moment que les Vaudois ont paradoxalement désespéré leurs fans : en se mettant à jouer, et plutôt bien, en se créant des occases, en faisant montre d’allant, en emballant le match… Alors quoi ? Vous foutiez quoi avant l’heure de jeu ? Vous êtes payés à mi-temps ? En jouant tout le match avec cette envie, en essayant de reproduire le jeu montré à Lugano, vous n’avez pas l’impression que ce Concordia était prenable ? C’est à pleurer. Le troisième goal des Bâlois à la toute fin du match de change rien au constat : le LS a joué vingt minutes. Et pour les deux tiers de l’équipe qui n’a pas eu la force de venir saluer les supporters au coup de sifflet final, c’était visiblement déjà trop.

Qui n’avance pas recule, et la venue de St-Gall ne semble pas la meilleure façon de relancer cette équipe, qui ne semble pas avoir envie de s’extraire du ventre mou. On rappellera alors l’objectif fixé par les dirigeants : une place dans les cinq ou six premiers. Et au passage, l’exigence fixée par les supporters : tout donner pour le maillot, pendant 95 minutes. Les joueurs n’atteindront pas le premier sans respecter le second.

Parce que si on se retrouve avec seulement quelques points d’avance sur la barre à Noël et qu’il faut lancer une opération commando, on fait quoi ? On rappelle Cotting ?

Martin


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article posté le 9/11/2008 15:28 imprimer cet article version pdf

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