Local - Porte 23
Depuis son inauguration en 1996, notre local (porte
23, entre les blocs 7 et 8, côté pendule)
est devenu le poumon du groupe. Il est réservé
aux membres, qu'ils soient actifs ou de soutien. C'est
là que nous nous réunissons avant chaque match ou
avant les départs en déplacement.
On peut mesurer notre impatience à l'heure d'arrivée
de nos membres avant une rencontre. C'est en général
plusieurs heures avant le coup d'envoi, parfois même
la veille lorsque l'enjeu est important, que nous
nous y retrouvons pour préparer les 90 minutes
de foot qui nous attendent. On y boit, on y mange,
on prépare le matos ou le tifo prévu. Musique, vidéos
de foot, discussions, la tension partagée devient
positive. Une ou deux heures avant le match, les membres
qui ne font pas partie du noyau dur commencent à nous
rejoindre, membres de soutien, sympathisants, ou "vieux
de la vieille" qui se sont un peu calmés ou carrément
"rangés" mais dont la passion du LS et les liens d'amitié
avec le BWFK restent intacts.
La tension est généralement palpable à la mi-temps.
La proximité du bloc 8 nous permet parfois un petit
rafraîchissement en vitesse. La fête n'est
bien sûr pas garantie après la rencontre, mais même
en cas de défaite, on prolonge la soirée, on revient
sur les événements du match et on pense au prochain,
à la prochaine victoire !
Après les rencontres, nous avions régulièrement droit
à la visite de quelques joueurs. Thiery Pister,
Martin Brunner, Oscar Londono, Erich Hänzi, Manfred
Oggier ou Stefan Rehn n'oubliaient que rarement le
petit détour par le local. La tradition s'est malheureusement
quelque peu perdue et même si les contacts avec les
joueurs ne sont pour rien dans notre engagement, ils
sont toujours positifs et motivants.
Histoire du Local
Le point de ralliement du groupe n'a pas toujours
été le local actuel. A l'époque du LS Fans Club, et
après la fermeture de notre ancienne minuscule buvette
à l'entrée du bloc X, le couloir menant aux avant-tribunes
sud fit pendant quelques temps office de "local
provisoire", ouvert à tous vents, nécessitant
de planquer tout notre matériel dans les caisses prévues
pour la vente de billets. C'était loin d'être idéal,
aussi nous nous sommes mis à la recherche d'une meilleure
solution. Au vu des places laissées vacantes dans
les nombreuses alcôves qui entourent le rocambolesque
stade olympique, des négociations furent rapidement
entreprises avec le club et la ville pour pouvoir
en disposer. Mais rien n'est rapide dans ce canton
et c'est au moment où tout semblait bloqué dans les
obscurs rouages de l'administration que le miracle
se produisit. et que commencèrent les emmerdements
:-)
Nous ne voulions plus attendre avant de nous mettre
au travail pour rendre un peu vivable le bunker de
béton qu'on nous avait fourni. C'est donc au cour
de l'hiver, par des températures sibériennes qui faisaient
geler nos " bières de chantier " que nous avons dû
peller, piocher, scier, raboter, clouer, isoler, peindre,
vernir, brancher, déménager et aménager. Faut-il s'étonner
après ça que nous supportions un match hivernal à
torse nu sur les grillages ?
Grâce à un énorme travail de groupe, à des dons (bois,
peinture, meubles, matériel), à un investissement
important (téloche, vidéo, hi-fi) et à la générosité
de membres qui préféraient voir écharpes et fanions
au murs et plafond du local qu'au fond d'un tiroir,
le résultat fût au-delà de nos espérances et reste
comme la plus belle réussite extra-sportive du groupe.
Depuis 96, le local a servi tour à tour de carnotzet,
d'entrepôt, d'atelier de peinture, de dortoir, de
plateau TV (une émission de TVRL fut réalisée
à cet endroit), de caveau des vignerons (à
l'occasion du 100ème anniversaire du LS) et même de
chambre d'hôtel improvisée pour un joueur et sa femme
dans l'incapacité de rentrer chez eux.