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Après avoir fêté la première
ascension de l’histoire du LS, le BWFK découvre
en 2004/2005 la 1ère ligue, ses derbies enflammés
contre Malley et Stade, ses matches contre les secondes
garnitures des clubs contre qui nous jouions il y
a peu (Servette II et YB II) et ses finales de promotions
sportivement dégueulasses, quand le gain d’une
année de domination peut s’évaporer
en deux coups de dés.
Le LS domine de la tête, du cul, des épaules
et de toutes les autres parties du corps cette division,
et le groupe commence à entrevoir le début
de la fin du calvaire, à savoir la sortie de
ses ligues sans supporters. Ahhhh ! Avoir un bon groupe
adverse en face pour nous donner la réplique,
on se met à en rêver la nuit, par exemple
au retour d’Echallens et de ses insupportables
gamins locaux.
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Les meilleurs moments
de cette saison auront eu lieu à Genève
: UGS pour fêter les 15
ans du groupe, Grand-Lancy pour un joli tifo
''Cathédrale'' et bien sûr à
Carouge
pour fêter une promotion 1000 fois méritée,
bien qu’acquise à l’arraché
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Deux promotions en deux ans, le LS est en avance
sur son programme au moment d’entamer la saison
2005/2006 en LNB. Et le groupe se réjouit de
retrouver de vrais stades, avec des vrais morceaux
de public dedans, et même parfois d’authentiques
kops, de ceux dont nous avions été privés
depuis la faillite (Lucerne, Sion). L’entame
du championnat restera dans la légende, tant
pour le LS (3 matches, 9 points et 11 réussites)
que pour le BWFK, auteur à Tourbillon du plus
ambitieux tifo de son histoire.
L’animation la plus décalée de
notre histoire est réalisée à
Winterthour, mais cela n’empêche pas de
rester sérieux : le BWFK pousse évidemment
le club au maximum de ses forces, rappelant plus souvent
qu’à son tour aux joueurs que seule
une promotion compte. La réception du FC
Sion amène par ailleurs la sortie du plus grand
voile jamais réalisé par le groupe.
Ce n’est qu’en toute fin de championnat
que le LS craque, en concédant le nul contre
Wil et en se noyant en 45 minutes à La Tchaux.
Le demi-match d’adieux d’Isabella et de
Chapuisat garde un goût bien amer, mais le BWFK
est conscient d’avoir malgré tout vécu
une saison magnifique.
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L’inévitable coup d’arrêt
se produira lors de la saison 2006/2007. Les ambitions
sont revues à la baisse, Geiger ne fait pas
l’unanimité, et la claque enregistrée
à Servette
(de 0-3 à 4-3) mettra de longues semaines à
cicatriser. Le BWFK ressent le contrecoup de voir
le LS quitter les premières places, et les
affluences sont en baisse. Cela ne nous empêche
pas de réaliser pour la première fois
un tifo
« bandes » pour la venue de Gzamagz.
Mais il devient délicat d’organiser certains
déplacements, qui s’effectuent trop souvent
en minibus… Malgré tout, le groupe sera
présent sur tous les terrains, y compris à
Lugano, date d’un clash avec les dirigeants
du Club, outragés d’avoir vu nos augustes
postérieurs à la TV (les explications
détaillées sur notre action sont disponibles
ici). Le LS s’enfonce dans le marasme, les
supporters boudent, les dirigeants lâchent…
Le spectre de la faillite redevient d’actualité.
La deuxième partie de la saison est toute de
morosité, malgré une animation réussie
à Neuchâtel. Le LS marque peu, et la
barre se rapproche dangereusement. Au final, une quatorzième
place peu reluisante et un BWFK qui est un peu retombé
sur terre, constatant qu’ici comme ailleurs
la passion est soluble dans le ventre mou.
Après le passage de pouvoir entre les sauveurs
«historiques» (Guignard – Vité
– Laydu) et la société Grand Chelem,
le LS et le BWFK entament
cette nouvelle ère de l'Histoire avec l'espoir
que les saisons à venir ne soient pas une succession
de saisons de transition…
La reprise du club par Grand Chelem Management amène une stabilité bienvenue au club. Les dirigeants Jean-François Collet et Alain Joseph se font parfois reprocher leur "manque d’ambition", mais tout le monde dans l’entourage du club préfère voir celui-ci entre les mains d’entrepreneurs locaux plutôt qu’entre celles d’un obscur mécène. Le duo fait revenir Umberto Barberis au poste d’entraîneur en 2007, signe d’un retour à certaines valeurs, même si « Bertine » ne restera finalement qu’une demi-saison.
Les résultats catastrophiques et un manque certain de communication des dirigeants sapent cependant bien vite l’engouement créé autour du club après la faillite. Le manque de vision à long terme du club nous laisse même craindre que notre LS historique finisse aux oubliettes en érant définitivement entre la 7ème et la 14ème place de Challenge League. Malgré la présence du groupe en Tribune Sud (les pelouses étant fermées par mesure d'économie), l’ambiance se dégrade et les matches à la Pontaise se jouent généralement devant un petit millier de spectateurs.
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La Pontaise elle-même est un sujet important durant cette période. En réponse au projet Métamorphose proposé par la municipalité de Lausanne, lequel projet consiste notamment à construire un écoquartier aux Plaines-du-Loup et un vrai stade de foot au sud de la ville, un groupuscule d’habitants du quartier de la Pontaise lance une initiative pour sauver cette dernière – où la plupart ne mettent jamais les pieds - et ainsi condamner le nouveau stade... Le LS et le BWFK militent alors aux côtés de la Ville pour combattre cette initiative, la Pontaise étant certes notre maison, mais une maison que tous les habitants rêvent de quitter au plus vite pour un vrai stade de foot, moderne, au sud de la ville. Le 27 septembre 2009, la population lausannoise refuse l’initiative et accepte donc le projet Métamorphose: un nouveau stade verra le jour vers 2016 dans le quartier de la Bourdonnette !
Tout ce battage autour du club n’a malheureusement pas empêché l’équipe de tomber dans l’oubli. Ce en tout cas jusqu’à la qualification pour les quarts de finale de la Coupe de Suisse 2009-2010. Le tirage au sort désigne YB comme adversaire du LS à la Pontaise. Mais nos dirigeants préfèrent recevoir 200'000 francs pour inverser le match et jouer à Berne. Pire, au lieu d'avouer les véritables raisons de ce choix, le comité communique maladroitement, prenant les supporters du LS pour des imbéciles en prétendant que ce choix est dû aux conditions climatiques attendues à la Pontaise ! Cette affaire est un véritable scandale pour le BWFK. Pour la première fois de notre histoire, le groupe décide de boycotter un match du LS, estimant que les valeurs du club ont été bafouées. Le public vaudois suit notre mouvement et boude ce déplacement. Le boycott sera même suivi par les supporters bernois et c'est devant des banquettes vides que se déroule la partie.
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Contre toute attente, c’est cependant le LS qui remporte brillamment ce match 4 à 1 et se qualifie pour la demi-finale à St-Gall. Ainsi, à la pause hivernale, le LS se retrouve demi-finaliste en coupe et occupe la quatrième place du championnat. On commence à parler de promotion, mais le deuxième tour ne se passe pas aussi bien que prévu. Les matches de championnat sont catastrophiques et le LS termine dixième. En revanche, le BWFK se mobilise pour la demi-finale et organise un tifo avec des t-shirts blancs "I LOVE LS" et une immense bâche bleue « WE <3 LAUSANNE-SPORTS ». LS se qualifie en l’emportant 2 à 1 et assure quasiment sa participation à l’Europa League, puisque le FC Bâle, l’autre finaliste, est presque assuré de participer aux qualifications de la Ligue des Champions.
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La finale ne sera malheureusement pas aussi agréable à vivre. La mobilisation vaudoise est décevante – aucune promo de la part du club, tarifs des billets et du train spécial scandaleux - et l’ambiance ne décolle pas, malgré une gigantesque bâche « on veut la dixième ! » préparée par le BWFK. Le LS ne parvient pas à rentrer dans le match et se fait massacrer 6-0 par le champion suisse. Il n’empêche que ce fantastique parcours en Coupe laisse présager des jours meilleurs, pour le club comme pour le groupe. |